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Le biomimétisme

grande source d’inspiration pour l’innovation

Le biomimétisme, c’est lorsque l’humain s’inspire de la nature pour développer de nouvelles technologies. Aujourd’hui, de nombreuses inventions se sont inspirées du vivant. Voici quelques exemples.

  • Des techniques de radar par écholocalisation : les scientifiques ont étudié le mode de déplacement par ultrason des chauves-souris. Ils ont réussi à développer des techniques de radar par écholocalisation. Cela consiste à émettre un son qui, lorsqu’il bute contre un obstacle, revient, comme un écho, à sa source. Aujourd’hui, cette technologie est utilisée dans l’aviation et pour les échographies.
  • Des nouvelles crèmes solaires : chez l’hippopotame, une sécrétion rouge absorbe les ultra-violets et le protège contre les bactéries. Aujourd’hui, un laboratoire californien s’en inspire pour développer de nouvelles crèmes solaires pour éviter les coups de soleil et une pommade pour désinfecter les blessures.
  • Le velcro, appelé aussi « scratch » : en 1848, un ingénieur suisse a constaté que l’adhérence d’un fruit de bardane sur des poils d’un chien était parfaite et qu’il est difficile de s’en débarrasser. A partir de là, il a développé un système similaire avec d’un côté des boucles (poil de chien) et de l’autre des crochets (fruit de bardane).
  • De la glu pour fixer les implants dentaires : pour la mettre au point, des chercheurs se sont inspirés de la colle ultrarésistante secrétée par la moule pour coller au rocher.
  • L’étude du fil de soie des vers a permis d’améliorer les cordages d’alpinistes et de les rendre plus solides.
  • La composition des fils de toile d’araignée a permis de développer un matériau qui compose les gilets pare-balles pour protéger les policiers.

Le biomimétisme et l’aéronautique

L’aéronautique a connu un extraordinaire progrès ces 60 dernières années. Comment avionneurs et motoristes peuvent-ils aujourd’hui poursuivre sur la même pente ascendante ? Une réponse : le biomimétisme.

Les études biomimétiques dans l’aéronautique mènent à plusieurs pistes intéressantes. L’une d’elles concerne l’étude des oiseaux parcourant les plus grandes distances, comme la Grue cendrée ou le Vautour fauve, qui possèdent de hauts rendements énergétiques grâce à des techniques de vol perfectionnées.

Un exemple de transfert biomimétique répandu est celui des winglets de nos avions, ces extrémités d’ailes relevées apparues dès la fin du XXème siècle.

Celles-ci permettent, sur le modèle des grands oiseaux, de diminuer les turbulences. La consommation de carburant a ainsi été réduite de 4% pour la famille Airbus A320.

des revêtements inspirés de la peau du requin, non lisse mais recouverte de microscopiques rainures, sont actuellement à l’étude du côté d’Airbus qui envisage de les introduire sur de nouveaux avions d’ici à 2020. D’autre part, le vol silencieux des chouettes, prédatrices hors pair, intéresse aujourd’hui de nombreux chercheurs.

Le biomimétisme et les océans

Les océans recouvrent les trois quarts de la superficie de la Terre, contiennent 97 % des réserves en eau de la planète et représentent 99 % de son espace vital en volume. Plus de 50 % de la population mondiale vit sur les côtes; ce chiffre s’élèvera à 75 % d’ici 2025.

Les ressources des océans et de la planète en général sont cependant limitées. L’organisation non-gouvernementale Global Footprint Network calcule chaque année le jour du dépassement du « budget écologique annuel » de la planète.

Après la date indiquée, pour le reste de l’année, notre consommation résulte en un déficit écologique croissant qui puisera dans les stocks de ressources naturelles et augmentera l’accumulation du CO2 dans l’atmosphère. En 2015, le seuil était atteint le 13 août et en 2016 le 8 août. En 2017, le seuil était atteint le 2 août. En 2018, le jour du dépassement planétaire si l’humanité menait le style de vie des Français, était le 5 mai.

Dans « Etude sur la contribution du biomimétisme à la transition du CGDD« , il est rapporté ceci :  « Les limites physiques et biologiques de la planète nécessitent donc de revisiter les mécanismes du monde vivant, non seulement à l’échelle des espèces mais aussi à celle des écosystèmes, pour trouver des réponses innovantes s’inscrivant dans ces limites, en termes de produits, de procédés et d’organisations. Ainsi le biomimétisme est, selon un rapport du Sénat de 2007, « l’une des boîtes à outils de la quatrième révolution industrielle ».

Il existe un projet qui place l’Océan au cœur de nos vies et contribue au développement durable et au bien-être de l’Homme : la Blue Society.

« Il invite à préserver la mer, à prendre la mesure de l’infini panel de solutions qu’elle renferme puis à se les approprier et à en partager les bénéfices ». Ainsi, la notion de biomimétisme est importante pour la Blue Society et répond à ses enjeux.