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Egoless programming

Mémoire sur l’égo dans le milieu de la programmation

Être développeur web est devenu au fil des années un métier complexe… pour rien. Bourré de termes barbares (En 2020 on ne dit pas “développeur web” mais développeur “front-end” ou “back-end” ou “fullstack” ou encore “lead dev” selon le niveau de puissance), le secteur informatique souffre d’être représenté par une communauté parfois élitiste, fermée et moralisatrice. 

Ce secteur n’est pas le seul à souffrir du problème. Le symptôme y est cependant plus intense que dans d’autres, à cause du manque de maturité de la discipline, et de l’incroyable vitalité des technologies qui naissent et disparaissent continuellement.

Bien qu’il existe une infinité de manières de répondre à un problème, je me suis rapidement rendu compte que seules quelques-unes apportent la gloire. Pour les autres, c’est le couperet qui tombe. Et le terme n’est pas choisi par hasard car il n’est pas rare d’entendre qu’une technologie “est morte”. 

Bloquée par cette atmosphère pesante, je me suis rapidement renfermée sur moi-même, cherchant à éviter les critiques sur mon travail et bridant complètement ma productivité. Sans m’en rendre compte, j’en suis arrivé au terrible stade du dégoût. 

C’est à deux doigts de l’abandon, que je me suis alors demandé comment avions-nous pu en arriver là? Pourquoi attachons nous plus d’importance au chemin pour atteindre un résultat qu’au résultat en lui-même? 

J’ai alors cherché des réponses à mes questions, et je n’ai pas été déçue. De nombreuses personnes se sont insurgées face à la haine grandissante. Une question m’est alors apparue : Pourquoi les critères de sélection d’une technologie sont-ils plus sur la base du capital social que de la pertinence métier ? Et de fait, pourquoi cela engendre-t-il de la colère? Si le sujet vous intéresse vous retrouverez dans mon mémoire le fruit de mes recherches concernant les raisons de cette violence et les biais qui en sont à l’origine.